Mardi 24 juillet 2007

En mai dernier l’Islandaise la plus inventive de la scène rock nous a offert  Volta son 6ème album solo. Avec Vespertine elle nous avais conduit non loin du cercle polaire avec des musiques glaciales, puis il y eu Medulla, album vocal, sur lequel elle expérimenta les triturages de voix les plus improbables montrant ainsi le chemin à bien des disciples !

 

Avec Volta c’est un retour aux sources auquel nous assistons, source de l’humanité avec ses rythmes tribaux et son visuel tout droit sorti des plus grandes cérémonies vaudou. Egalement un retour aux rythmes énergiques qui avait fait la signature de la belle jusqu'à Homogenic.

 

La voix est là plus rageuse que jamais quand elle nous déclare son indépendance, puissante sur Wanderlust, mais elle sait également se faire plus douce sur le bijou de cette album, Bull flame of desire, duo avec Antony (sans ses Johnsons). Duo où les voix se marient à la perfection sur la traduction d’un poème russe de Fyodor Tuyutchev tel que l’on peut l’entendre dans le film Stalker de Tarkovsky en 1979.

 

Il est rare que Björk n’accompagne pas sa progéniture sur scène, la seule exception fut Medulla, et une tournée est vite programmée aux quatre coins du globe. Un périple qui la conduira principalement dans des festivals et des salles en extérieur.

 

Pour ma part décision fut vite prise d’aller l’applaudir à la Plaza des Toros de las Ventas à Madrid. Si ces arènes valent le détour pour la beauté architectural de ce monument de 1930, elles le sont également pour le gigantisme du lieu, ce sont à ce jour encore les plus grandes arènes du monde.



Un concert de Bjork est toujours une expérience unique, par la playlist qui change d’un concert à l’autre fuyant ainsi la répétition et l’ennui, par l’humeur de la petitte qui sait se montrer aussi glaciale que passionnée.

 

Ce 18 juillet, une des journées étouffantes comme Madrid peut en fournir touche à sa fin, du moins sa partie ensoleillée, et à 22h15 Bjork entre scène sous les ovations des spectateurs acquis d’avance.

 


Pour ne pas gâcher le plaisir des futurs spectateurs de cette tournée, je ne vais pas révéler grand-chose sur l’infrastructure scénique et les moyens déployés, mais on peut dire que la chanteuse est accompagné du bidouilleur de génie Mark Bell, du programmateur Damian Taylor affichant un hall of fame des plus prestigieux (Prodigy, Placebo, Howie-B…), d’un batteur, d’un pianiste, et enfin d’un ensemble de cuivre composé de 10 islandaises.

 

Les visuels et les rythmes tribaux annoncés par l’album sont confirmés sur scène où durant 1h20 (court mais intense) la chanteuse revisite son répertoire et nous présente ses tubes (Bachelorette, Hyperballad, Pagan Poetry, Army of me, Hunter) mais également des titres moins connus (Immature, Pluto, Oceania) dans de nouveaux habits aux couleurs du dernier opus.


Une playlist sans fausse note puisant dans les 6 albums, une Islandaise visiblement ravie de jouer en Espagne ou, dit-elle, beaucoup de ces chansons furent écrites, une ambiance festive portée par le public espagnol, ont fait de ce concert un très grand moment.


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