
Ex-pensionnaire du château le plus surveillé de France, Patxi a refait surface cet automne avec son 1er album « S’embrasser ». Surpris par la qualité de l’album je suis donc allé l’applaudir à la salle de billard de l’Olympia.
Pour l’anecdote la salle de Billard est une salle annexe de l’Olympia où Bruno Coquatrix faisait passer des auditions aux artistes qu’il voulait programmer dans la grande salle.
Dès l’arrivée on est surpris par l’extrême jeunesse du public des premiers rangs, une bande d’adolescentes très enthousiastes et encore prêtes, le cas échéant, à « Taper 1 2 ou 3 » sur leur portable. Et on s’amuse de cette situation en se rendant vite compte que le public est plus diversifié qu’il en a l’air.
Quand le noir se fait, Patxi s’empare du lieu avec une aisance et un naturel, qui font souvent défaut aux vieux loups. Il enchaine durant 1h30 son répertoire pop folk aux consonances « raphaeliennes » en jouant tout les titres des son album et quelques inédits. Son timbre voilé donne la profondeur nécessaire aux thèmes nostalgiques qu’il aborde. Rejoint sur scène par Jil Caplan et Jean-Christophe Urbain (ex-Innocents) ils se lancent avec bonne humeur dans la reprise de « Tout ce qui nous sépare ».
Seul bémol, la chanson « Marrée humaine » qui a pâtie d’un problème technique et qui s’est vue rallongée d’un pont musical afin de changer un câble défectueux, elle méritait d’être rejouée depuis le début…
A l’issue de cette soirée, on se dit que si la salle de Billard avait conservé sa vocation initiale, Patxi aurai signé pour la grande salle !
