
C’est avec de gros doutes que je me suis rendu ce samedi au concert « Cali dans l’intimité » à la maroquinerie. Après l’avoir déjà vu deux fois, j’étais assez peut convaincu de ses capacités à être intéressant sur la longueur dans un spectacle acoustique. Car pour qui a déjà vu Cali sur scène, son atout majeur c’est l'énergie qui allège la noirceur de ses textes.
Content quand même de découvrir cette salle de 500 places jusqu’alors inconnue…
Mes réticences n’ont pas fait long feu, dès les premiers titres Cali se donne à 100%, accompagné de 3 musiciens (pianiste, tromboniste et trompettiste) emmenant dans son univers, une par une, les personnes présentes dans la salle. Il revisite les titres de son répertoire, des versions différentes, épurées, « à poils » mais toujours avec cette générosité. Un spectacle conçu pour ce public fidèle depuis le début, pour lequel il interprète « La lettre » une chanson qui ne fait pas habituellement parti de ce concert, mais réclamée par les fans.
Durant 2 heures, il se donne sans compter, sautille, se jette, se roule et s’écroule… Il prépare egalement 2 surprises de taille, alors je conseille à ceux qui vont se rendre à un de ces concerts de ne pas lire ce qui suit.
La première surprise est la venue de Mathias Malzieu, le trublion du groupe Dionysos, amitié évidente, complicité communicative, ils revisitent ensemble « La transformation de Mister Chat » et « Dolorosa », titres sur lesquels le jeu et l’improvisation sont de mise. Découverte d’un univers et surtout d’une voix, celle de Mathias Malzieu, envoutante et se permettant toutes les folies. Ils passent bientôt en concert Dionysos ? A suivre…
La seconde surprise, est la présence pour 2 tubes caliesque, d’un Dj qui nous propose un bootleg des plus original sur « Elle m’a dit » et « Je m’en vais ». Elles seront respectivement interprété par Cali sur les instrumentaux de « Seven nation army » des White Stripes et « Sunday bloody Sunday » de U2. Le résultat est délicieusement décalé.
On conclue le concert par une version « hardcore metal punk trash » de « C’est quand le bonheur ? » qui provoque l’hystérie générale chez les spectateurs et les artistes. On salue et se quitte sur « La facture d’électricité » de Miossec en clin d’œil amical.

On ne sait pas toujours quand c’est le bonheur, mais avec Cali on le côtoie un petit peu…
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article
