Sous-pull rose ; slip blanc et chaussures à talon argentées, la pochette pose le décor. Comme Brigitte Fontaine, Philippe Katerine fait parti de ces doux dingues au talent incontestable avec le risque que cela comporte, faire primer l’extravagance sur les visées créatrices. Réalisé par Gonzales, « Robots après tout » nous plonge dans un monde electro-kitsh. Monde où Marine Le Pen se déchaîne après Katerine et en veut à son corps, où l’accumulation des horaires rythmant le quotidien mène à la folie et où le dancefloor du bar du Louxor devient le terrain de tous les excès. Si les délires instrumentaux sont moins présents que par le passé, les délires verbaux sont toujours là et s’offrent sur des titres très tubesque comme « 100% VIP », « Louxor j’adore » ou « Borderline ».
Alors n’hésitez pas à franchir le pas et entrez dans l’univers coloré du roi des dandys.
Commentaires
Dommage en tout cas pour lui, mais je rejoins un peu GT sur la question.
Héhé! Je comprend ton point de vue, même si moi ses "J'adoooore" ont plutôt tendance à me donner la peche le matin!
A bientôt
Très bon disque même si je préfère le précédent (8e ciel). Katerine est un des rares chanteurs français à faire souffler un vent de folie et de nouveautés sur la pauvre chanson française actuelle. Et quand il touche au cinéma, il parvient encore à nous étonner avec son impressionnant Peau de cochon.
Tu te doutes bien que je ne vais pas partager tout de suite ton avis sur la pauvreté de la chanson française...
Je suis d'accord avec toi en ce qui concerne Katerine, et j'ai hate de découvrir "peau de cochon"!
Merci de ta visite

Je trouve très juste ce que tu dis sur "le risque que cela comporte, faire primer l’extravagance sur les visées créatrices"
C'est effectivement souvent le cas chez ce type d'artistes qui, personnellement, me laissent parfois dubitatifs.
Leur apparente liberté de ton, en fin de compte, les limite aussi beaucoup parce qu'on a du mal à être vraiment ému par leurs oeuvres. en effet, on s'attend chaque fois à se marrer ou être surpris. Du coup, ils sont quelque part entre "le bouffon" et "l'artiste".
Ceci dit... je suis peut-être un peu dur. Car j'aime bien Katerine, je trouve intéressant ce qu'il fait et qu'un personnage comme lui existe dans la chanson française...
Effectivement, il est parfois difficile pour des artiste comme Fontaine ou Katerine de dicerner la part de douce folie et la part de jeux.
Si leur coté barrés leur ouvre l’accès aux média, ils sont plus souvent là pour faire leur numéro que pour parler de leurs œuvres et c’est bien dommage.
Le coté surenchère est présent au début, mais lorsque l’on suit de près un artiste le décorum devient accessoire. Pour ma part, lorsque j’écoute Brigitte Fontaine je m’attarde sur les textes qui sont d’une grande beauté et me font oublier le coté déglingué ! Par contre si je tombe sur une émission de tv avec elle, là c’est évident que j’attend qu’elle fasse sont show. !
A ce propos mention spécial à Philippe Lefait qui dans l’émission « Des Mots de minuit » n’était pas rentré dans le jeu de dame Birgitte et avait réussi à la faire parler sérieusement de son travail d’auteur et de chanteur. C’était rare et passionnant !