Lundi 11 décembre 2006
L'eau

Absent depuis un moment, il me fallait bien les vies aquatiques de Jeanne Cherhal pour me faire sortir de mon hibernation. Depuis cette première partie de Thomas Fersen où dame Jeanne m’avait embarqué en quelques notes, j’avais envie de l’aimer mais n’y arrivait pas tant ses albums n’était pas à la hauteur de sont talent scénique ! 
 

C’est donc peu convaincu que j’ai plongé dans l’eau et fut agréablement surpris de la nouvelle Jeanne qui se profile dans cet album. Musicalement on laisse le piano voix et le minimalisme auquel elle nous avait habitué, pour s’orienter vers des sonorités pop complètement assumées. On sent que Jeanne se permet des jeux vocaux qu’elle n’aurait peut-être pas tenter avant le succès de Camille. On parle de solitude, de sentiment amoureux, de monde fantasmagorique, mais avec son féminisme en bandoulière et son œil citoyen à l’affut elle aborde les questions du voile et de l’excision avec respect et évitant le pathos.

Q
ui d’autre qu’Albin de la Simone pour réaliser tout ça et sublimer au maximum Jeanne et son eau du corps, du lac, d’égout et de dégout.
 

Vous pouvez plonger dans l’eau sans appréhension en plus le bonnet de bain n’est pas obligatoire ce qui pour le look est une bonne nouvelle…

 

 

Dimanche 8 octobre 2006

Cali

C’est avec de gros doutes que je me suis rendu ce samedi au concert « Cali dans l’intimité » à la maroquinerie. Après l’avoir déjà vu deux fois, j’étais assez peut convaincu de ses capacités à être intéressant sur la longueur dans un spectacle acoustique. Car pour qui a déjà vu Cali sur scène, son atout majeur c’est l'énergie qui allège la noirceur de ses textes. 

Content quand même de découvrir cette salle de 500 places jusqu’alors inconnue…  

Cali

Mes réticences n’ont pas fait long feu, dès les premiers titres Cali se donne à 100%, accompagné de 3 musiciens (pianiste, tromboniste et trompettiste) emmenant dans son univers, une par une, les personnes présentes dans la salle. Il revisite les titres de son répertoire, des versions différentes, épurées, « à poils » mais toujours avec cette générosité. Un spectacle conçu pour ce public fidèle depuis le début, pour lequel il interprète « La lettre » une chanson qui ne fait pas habituellement parti de ce concert, mais réclamée par les fans.

Durant 2 heures, il se donne sans compter, sautille, se jette, se roule et s’écroule… Il prépare egalement 2 surprises de taille, alors je conseille à ceux qui vont se rendre à un de ces concerts de ne pas lire ce qui suit.
  

 Cali
La première surprise est la venue de Mathias Malzieu, le trublion du groupe Dionysos, amitié évidente, complicité communicative, ils revisitent ensemble « La transformation de Mister Chat » et « Dolorosa », titres sur lesquels le jeu et l’improvisation sont de mise. Découverte d’un univers et surtout d’une voix, celle de Mathias Malzieu, envoutante et se permettant toutes les folies. Ils passent bientôt en concert Dionysos ? A suivre… 

La seconde surprise, est la présence pour 2 tubes caliesque, d’un Dj qui nous propose un bootleg des plus original sur « Elle m’a dit » et « Je m’en vais ». Elles seront respectivement interprété par Cali sur les instrumentaux de « Seven nation army » des White Stripes et « Sunday bloody Sunday » de U2. Le résultat est délicieusement décalé.


 


On conclue le concert par une version « hardcore metal punk trash » de « C’est quand le bonheur ? » qui provoque l’hystérie générale chez les spectateurs et les artistes. On salue et se quitte sur « La facture d’électricité » de Miossec en clin d’œil amical.
 Cali


On ne sait pas toujours quand c’est le bonheur, mais avec Cali on le côtoie un petit peu…

par Manu publié dans : Cali
Lundi 18 septembre 2006

Ecouter un extraitAvant d’écrire cet article, je me suis longtemps posé la question de la légitimité. Légitimité de Charlotte Gainsbourg en tant que chanteuse, mais surtout ma légitimité à promouvoir un album bénéficiant déjà de beaucoup de papiers positifs. Est-ce que je n’étais pas victime de cette unanimité qui entoure l’album en y laissant mon sens critique.   

Il se trouve que dame Charlotte bénéficiait à mes yeux d’a priori positifs. Par ses choix cinématographiques et par le charme qu’elle dégage. C’est donc d’une oreille bienveillante que je me suis penché sur cet opus. De prime abord on est séduit, en ayant l’impression d’écouter un nouvel album du groupe « Air », puis on se laisse porté par le filet de voix de charlotte. Evidemment elle a su s’entourer par des musiciens et producteur de talents (Air, Neil Hannon, Jarvis Cocker…) et le résultat est des plus agréable. « AF607105 » est le morceau à retenir de cet album, morceau digne de la BO qu’ils avaient signé pour « Virgin Suicide » de Sofia Coppola. Le seul bémol est le titre « Tel que tu es » qui ne me touche pas, j’espère juste que ce n’est pas du à la langue française sinon il ne me reste plus qu’a revoir la ligne éditoriale de ce blog !

A l’heure ou Adjani prépare un album avec Obispo, ou Gérard Darmon se prend pour un crooner, il est urgent d’apprécier la douceur de Charlotte Gainsbourg !

 

 

Mardi 5 septembre 2006

Après avoir été admirer les prouesses de la Madone, il a fallu que je fasse appel à toute ma souplesse d’esprit pour enchaîner le lendemain avec le concert de Massive Attack. Conscient du privilège de pouvoir admirer ce groupe dans une salle aussi intime que La Cigale, ce n’est pas sans une certaine joie que je m’y suis rendu.

Le résultat fut à la hauteur de mes espérances, le groupe de Bristol à enchaîné les tubes durant 1h40 avec le talent que l’on lui connaît. A l’image de leur Best of, « Collected », sorti l’année dernière la setlist propose un voyage dans leur univers en laissant la part belle aux titres de « Mezzanine », qui reste à ce jour le plus sombre et le meilleur album du groupe.

Musicalement mené par 3D et Daddy G, le concert était d’une qualité irréprochable. Avec des guest de talent, Horace Andy et Liz Fraser. Pendant toute la durée du show le groupe s’est produit dans le pénombre devant un écran de lumière habillant à merveille chacun des titres. On saluera également l’énergie de 3D pendant les concerts qui se soit dans l’interprétation des titres ou dans son jeu de jambes digne d’un boxeur à l’entraînement.

Mention spécial au dernier titre du concert « Group four » qui enflammé la salle et porté le public dans un état proche de la transe. Difficile de regagner la terre ferme après ça ! 

Pour terminer je tiens a pousser un (petit) coup de gueule envers certains provinciaux qui viennent de leurs contrées lointaines pour assister aux concerts et qui en sortant se plaignent d’y trouver un public de « Bobos » Parisiens. Dans ces cas là je leur conseillerai juste de rester chez eux… Quant au terme de « Bobos » je leur recommande l’écoute du titre du même nom de « Docteur Renaud, Mister Ricard », ils y trouveront sûrement un écho positif à leurs plaintes.

Jeudi 31 août 2006

Entrée

Après le succès de son dernier album, Madonna a décidé de transformer la planète en immense boite de nuit en entamant son « Confession Tour ». Peu habitué à ce genre de concert j’ai décidé de me faire déniaiser par la Madone !  

 

Dés l’entrée du concert la promesse semble tenue avec la descente d’une immense boule à facettes, s’ouvrant en touchant le sol et laissant apparaître une Madonna habillé en cavalière SM. S’en suit 2 heures d’un spectacle des plus pharaoniques ou des « Jumpeurs » à la Yamakazi côtoient des hommes sellés et des femmes voilées. Vocalement la Madone s’appuie trop souvent sur le play-back, et au milieu du spectacle elle confesse sa fatigue et en profite pour reprendre son souffle. Elle y va également de son discours politico-démago à base de lapalissades (On veut la paix, pas la guerre !) et engueule sans retenu le malheureux qui a osé lui lancé un T-shirt sur scène !  

 

Malgré tout, ce concert montre que Madonna n’est pas là par hasard, et à 48 ans elle exécute ses chorégraphies à la perfection, même si certaines ressemblent plus à des séances d’assouplissements. Elle acquiert cependant son véritable statut de bête de scène lorsqu’elle est seule, sans danseur, sans effet, et tient en haleine les quelques 15000 spectateurs de Bercy.

Sortie! 

Si elle bénéficie d’un public fidèle et acquis à la cause, elle arrive aussi à bluffer les mécréants de mon espèce, même s’il est peu probable que je retourne un jour à la messe ! 

Texte libre

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