Dans cet album on croise des clochards, des suicidaires, des gays qui chantent YMCA à capella, et un père qui privilégie la pudeur à l’amour. Cette galerie de portraits nous plonge dans les bas fonds de l’humanité et l’on côtoie en un instant la marginalité. Pour son 3ème album, Chet a laissé tomber les jeux de mots trop faciles à la Gainsbourg pour n’en garder que le meilleur. Les textes crus, portés par une orchestration minimaliste, nous transportent au royaume de l’excès, non sans humour car il faut bien respirer. On entre en voyeur dans cet univers pour se confronter à nos peurs et se laisser dériver. Au fil de l’album on voit se profiler le coup de poing que l’on va se prendre dans la gueule et on ne fait rien pour l’éviter même si à la fin on est un peu sonné !
Par Manu
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Publié dans : Chet
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Pour son 1ere album, Florent Marchet nous présente un personnage de gentil looser avec ses petits tracas et ses grandes lâchetés. La sexualité balbutiante et défaillante, les amitiés déçues, l’amour finissant, et la solitude, sont les thèmes ici abordés. Le tout avec la dose d’humour nécessaire pour ne pas tomber dans le pathos. En alternant rythmes nerveux et dépouillés, Florent Marchet réussi à nous transporter à Gargilesse, son village du Berri. Ce disque pourrait être la bande originale d’un week-end pluvieux à la campagne où l’on reste confiné près de la cheminée. Dans un de ses textes, il nous confesse s’en tirer « pas mal », mais après écoute de l’album on peut dire qu’il s’en tire très bien.
Par Manu
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Publié dans : Florent Marchet
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Ce double album s'appuie sur une formation rock classique, le trio guitare/basse/batterie. Assisté de Fred Jimenez, le bassiste d’AS Dragon, Jean-Louis Murat a enregistré cet album en quatre jours dans des conditions live. Le résultat est un beau patchwork comme seul ce chanteur atypique continue d'en produire. Avec la femme comme pierre angulaire à son propos, Murat nous offre ici une figure féminine séduisante, sensuelle, et destructrice. Ce troubadour d’un autre temps explore les rapports amoureux à grands coups de guitares abrasives, d’envolées lyriques ou encore de sonorités très « Funky » comme sur « Le cri du papillon ».
Par Manu
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Publié dans : Jean-Louis Murat
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Pour son 3ème album solo, Benjamin Biolay explore les bas fonds de l’âme. Un album énervé, énergique, ou des guitares saturées se heurtent à des chœurs d’enfants, ou quand « Les Choristes » se font massacrer façon Columbine. En pessimiste patenté, Benjamin Biolay nous jette à la gueule un album d’une noirceur extrême. Les peines de cœur, les déceptions et la folie du monde sont ici abordées, accompagnées par une musique moins chiadée qu’à l’habitude, plus instinctive et plus brute. Le seul bémol de l’album est le titre en duo avec Françoise Hardy, qui n’est pas à la hauteur de ces deux grands artistes.
Ce disque reste à ce jour le meilleur de Benjamin Biolay.
A l’origine il y avait un personnage contesté, à l’arrivé il y a un artiste au talent incontestable.
Par Manu
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Publié dans : Benjamin Biolay
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The Divine Comedy est un groupe irlandais capable, sans promotion, de déplacer 1500 personnes à la Cigale un mois avant la commercialisation de son nouvel Album « Victory for the comic muse ». S’il n’a jamais fait des scores de vente pharamineux en France, le groupe de Neil Hannon bénéficie cependant de l’appui d’un public fidèle et enthousiaste.
Après une première partie pop sans originalité, le groupe entre en scène sur une chanson de Françoise Hardy, « Je ne changerais pas d’avis », avec un Neil Hannon fidèle à lui-même : costume so british, lunettes fumées et pinte de Guinness.
Si le concert permet de découvrir les nouveaux titres du groupe (To die a virgin, Diva Lady, Party fears two, Lady of a certain age, The light of day…) il laisse aussi la place aux nombreux incontournables (Generation Sex, Becoming more like Alfie, Something for the Week-end…). Tout au long du show, Neil Hannon nous fait partager sa joie de retrouver la scène, avec humour et autodérision, le tout dans un « franglais » des plus sympathique. Il va même jusqu’à exhumer « Secret garden », une chanson de leur premier album « Fanfare for the comic muse » datant de 1990.
Ce concert est le premier d’une tournée européenne et l’ingénieur du son, seul bémol du show, a dû rater quelques répétitions et nous offre sur certaines chansons une balance particulière des instruments.
Pour finir il faut saluer la performance de Neil et de ses sept musiciens tout au long du concert, en particulier sur « Charge » et sur le festif « Tonight we fly » qui comme à son habitude transforme la fosse en un bassin de pois sauteurs!

The Divine Comedy prend toute son ampleur sur scène, alors surveillez les parages ils vont y repasser cet automne… A ne pas manquer !!
Les photos ont été prises par Coupe du forum officiel (thedivinecomedy.com)
Par Manu
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Publié dans : The Divine Comedy
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