Sous-pull rose ; slip blanc et chaussures à talon argentées, la pochette pose le décor. Comme Brigitte Fontaine, Philippe Katerine fait parti de ces doux dingues au talent incontestable avec le risque que cela comporte, faire primer l’extravagance sur les visées créatrices. Réalisé par Gonzales, « Robots après tout » nous plonge dans un monde electro-kitsh. Monde où Marine Le Pen se déchaîne après Katerine et en veut à son corps, où l’accumulation des horaires rythmant le quotidien mène à la folie et où le dancefloor du bar du Louxor devient le terrain de tous les excès. Si les délires instrumentaux sont moins présents que par le passé, les délires verbaux sont toujours là et s’offrent sur des titres très tubesque comme « 100% VIP », « Louxor j’adore » ou « Borderline ».
Alors n’hésitez pas à franchir le pas et entrez dans l’univers coloré du roi des dandys.
Quand les jeux vocaux de Camille croisent les bidouillages d’Emilie Simon cela donne Claire Diterzi. Après avoir connu la scène au sein de différents groupes chez le label Boucherie de François Hadji-Lazaro, puis avoir travaillé sur le spectacle « Iris » de Découflé, Claire Diterzi se lance enfin dans son premier projet solo. Avec sa voix à l’aise dans toutes les nuances, elle compose la quasi-totalité des titres de cet album dans des sonorités electro-pop. Elle signe également les textes, triturant les rapports amoureux en espérant trouver la bonne combinaison. Dès les premières notes on entre dans un univers qu’il est impossible de quitter avant la fin du disque.
A l’heure où Camille est promue artiste la plus créative, Claire Diterzi représente une concurrente sérieuse.
Une fois n’est pas coutume, je vous propose un DVD !
Les déboires d’Alain Chamfort on développé sa créativité, et il décide d’organiser un concert gratuit dans les Jardins du Luxembourg où pendant près de 2h il enchaîne nouveaux titres et classiques, dont certains bénéficient d’un lifting plus que réussi.
Au lieu de palabrer, je vous en propose 2 extraits…
Selon une vision assez simpliste, la chanson française actuelle aurait tendance à se diviser en deux groupes, les rigolos (Aldebert, Bénabar, Wriggles…) et les dépressifs (Biolay, Chet, Cali…). Si les Joyeux Urbains appartiennent plus à la famille des rigolos, loin de l’humour potache, ils distillent leurs textes d’un humour noir, absurde où le non sens est roi. A l’image du morceau « Au bord de la gloire » où ils narrent avec brio, la vie de cet immeuble particulier où vivent des « presque stars » comme Bernard Peur ou encore Francesca Brel.
Ils portent un regard acéré sur le monde qui les entoure avec des titres comme « Zoulette », ou « T’en souviens-t-il ». « 1982 » est un pur moment de nostalgie sur la naissance d’une amitié entre des répliques de Louis de Funès et des Corno Fulgures. Ce 3ème album vous fera entrer dans leur univers singulier qu’ils prolongent à merveille sur scène.
En espérant que les Joyeux Urbains ne restent pas plus longtemps au bord de la gloire…
Il est toujours difficile d’extraire un album d’une carrière aussi riche que celle de Françoise Hardy. Si depuis son arrivée dans le paysage musicale français elle s’est essayée à tous les styles et s’est offert les services de compositeurs prestigieux, c’est en s’adjoignant les services d’Alain Lubrano et de Rodolph Burger (de Kat Onoma) qu’elle parvient à proposer l’album parfait. En s’essayant à un style musical plus rock, riche en guitares, elle donne à ses textes une dimension plus grave. Si ses thèmes de prédilection, l’amour et l’introspection, sont toujours là, ils bénéficient d’une tension supplémentaire et résonnent en nous longtemps après. Si l’on devait trouver une image pour représenter cet album, ce serait assurément un ciel chargé, des nuages gris, et un orage prêt à éclater.
L’attrait du danger n’a jamais été aussi présent…

